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L’effet « coupe-faim » des protéines, est utilisé depuis longtemps dans les régimes alimentaires et le traitement de l’obésité. Les mécanismes qu’il met en jeu étaient encore mal compris. Des travaux issus d’une collaboration entre le CNRS, l’Inserm, l’INRA et l’Université Claude Bernard – Lyon 1, expliquent son origine : l’ingestion de protéines stimule la synthèse de glucose par l’intestin et génère ainsi un signal de satiété pour le cerveau. Ces résultats, publiés dans le numéro de novembre de Cell Metabolism, permettent d’envisager de futures approches thérapeutiques de l’obésité.

Suite à l’ingestion d’un repas, déterminé par la sensation de faim, de nombreux mécanismes prennent place pour induire progressivement la sensation de satiété. L’un de ces mécanismes serait dépendant de l’absorption du glucose apporté par les aliments. Le glucose lorsqu’il est libéré dans la veine porte peut en effet être détecté par des cellules spécialisées présentes dans la paroi de la veine, lesquelles sont connectées au système nerveux périphérique. Ce dernier transmet le message “glucose“ au cerveau, ce qui se traduit par une activation de la région cérébrale impliquée dans le contrôle des sensations de faim et de satiété : l’hypothalamus. La sensation de faim est ainsi progressivement diminuée.
Source: CNRS

Tout ceci pour vous dire que si vous souhaitez perdre du poids (et nous verrons tout à l’heure que c’est un peu le même principe pour prendre de la masse musculaire!), tournez-vous vers ce qui ne favorise pas la graisse mais nourrira vos muscles. Et nous trouvons là 3 cas de figure:

1) L’alimentation à base de protéine répond incontestablement à cette attente. Mais cela oblige une surveillance de son alimentation, avec la connaissance pour sélectionner les aliments à base de protéines. Vous aurez donc le choix d’une régulation alimentaire en favorisant des menus extrêmement équilibrés. Chaque aliment entrant alors dans un programme propre à la perte de poids. Cela sous-entend un temps de cuisine relativement long et donc contraignant. Néanmoins pour qui sait persévérer cela donne incontestablement des résultats. On a vu des personnes perdre plus de 50 kg ainsi lorsque, à côté de cette alimentation très mesurée, il y avait une « thérapie de groupe », des réunions hebdomadaires organisées autour de ce programme de perte de poids et invitant chaque personne à comparer ses efforts à ceux des autres.

2) Beaucoup plus simple avec des résultats tout aussi bons, nous avons des régimes à base de protéines (déjà sélectionnées par le producteur). Ce genre de régime risque d’être assez facilement lassant car un peu trop répétitif. Par ailleurs, il faut faire très attention à l’origine de ces protéines. Si elles sont d’origine animale (lait pour la plupart), elles sont à éviter sur du long terme (plus de 6 à 8 semaines) à cause des risques de conséquences sur le coeur mais surtout sur les reins. Les résultats sont cependant vraiment satisfaisants.

Ces deux types de gestion alimentaires tendent à freiner la sociabilité des personnes suivant ces programmes de perte de poids.

3) Il existe aussi une régulation alimentaire essentiellement fondée sur la protéine (proche de notre deuxième cas de figure) mais cette fois-ci d’origine végétale (soja) pour plus de 85 %. Les risques sont donc infimes mêmes pour les personnes fragiles dans leur santé. Il n’en demeure pas moins que dans ces cas-là, comme pour tous les gens malades, il faudra toujours consulter un médecin. Dans ce troisième type de régulation alimentaire, afin de ne pas tomber dans une lassitude et un dégoût prononcé, on laisse toujours la place à un repas neutre ce qui permet de conserver une vie sociale on ne peut plus normale. Dans la mesure ou c’est possible il est alors recommandé de s’orienter vers des assiettes « colorées ». Elles sont d’elles-mêmes équilibrées. Du vert, du rouge, du jaune… Cela signifie plusieurs variétés de légumes. A côté il y aura du blanc (viande poisson et/ou féculents!). Ce principe mis en avant par différentes sociétés spécialisées dans le domaine de la nutrition est en général accompagné de compléments alimentaires afin de redonner de l’énergie (du carburant) à nos organismes qui ont sont en général privés dans les produits issus de l’agro-alimentaire qu’ils consomment au quotidien. Ces programmes ont l’énorme avantage de pouvoir permettre une cuisine rapide et d’être suivis sur du long terme en favorisant une vie sociale tout à fait normale. On n’a plus besoin de parler de régimes, c’est à dire de privations… Ce qui lors d’une invitation permet à la maitresse de maison qui vous accueille de ne pas avoir peur d’avoir mal fait…. Ce côté là est incontestablement le côté le plus important pour atteindre ses objectifs! Et c’est ce qui fait que les résultats acquis peuvent être plus durables sinon permanents… Car le plus important n’est pas de perdre ses kilos mais de ne jamais les reprendre. Dans ce troisième cas, c’est l’argument imparable pour la perte de poids… Eliminez votre surcharge pondérale, ne reprenez plus vos kilos et gardez votre vie sociale intacte!

A côté de cette nécessité de perte de poids, nous l’avons dit, cette protéine qui donne un sentiment rapide de satiété nourrit le muscle au lieu de le « charger » le gras…

Pour certaines personnes, c’est ce qu’elles recherchent en priorité: nourrir leurs muscles. Peut importe ce qui « charge » en graisse, dans leur situation, elle ne la gardent de toute façon jamais. Elles mangent et mangent encore… Mais ne grossissent pas. Cela provient du fait qu’elle ne mangent pas assez… de produits nourrissant les muscles. C’est pourquoi elles doivent, elles-aussi, et de manière plus importante encore, prendre de la protéine qui n’a pas de conséquences néfastes sur l’organisme, donc de la protéine à majorité d’origine végétale. Mais nous avons dit que cette protéine avait des effets de « coupe-faim ». Elle procure rapidement un sentiment de satiété. C’est la raison pour laquelle on préconisera des collations à base de protéines, de préférence de manière buvable, donc sous forme de shakes 2 à 3 fois par jour à 10:00, à 16:00 et un peu avant le coucher. Contrairement à la recherche d’une perte de poids, le besoin d’un gain en masse musculaire obligera une préparation physique avec des compléments alimentaires (toujours pour un regain d’énergie/carburant) avant de mettre en place un programme à long terme… Car il est plus difficile de gagner des kilos que d’en perdre. Ainsi, si dans la majorité des cas on peut perdre de 3 à 5 kilos par mois, on ne peut malheureusement en prendre que 1 à 2,5 selon le métabolisme…

En conclusion, perte de poids et gain de masse musculaire passeront par la nourriture de ses muscles, la protéine étant à l’heure actuelle ce qui répond le mieux à cette attente.